Airbus : La filiale Stelia au Maroc réduit ses effectifs

Airbus : La filiale Stelia au Maroc réduit ses effectifs

Un plan d’adaptation structurelle a été mis en place à partir de juin dernier, conduisant à une baisse des effectifs et une réduction du temps de travail au sein de Stelia Aerospace.

Le modèle du Royaume ne sera toutefois pas modifié, car il contribue au succès et au développement du groupe.

 

Par B. Chaou

 

La forte baisse d’activité des grandes industries a eu un impact considérable sur la santé financière de la majorité d’entre elles, tous secteurs confondus. Celui de l’aéronautique n’y a bien sûr pas échappé, car fortement touché par les annulations ou le report de commandes des compagnies aériennes, dont le trafic a considérablement baissé suite aux mesures de confinement et des restrictions de déplacement mises en place par les gouvernements afin de limiter la propagation du virus. «Nous sommes confrontés à un effondrement massif du trafic aérien mondial. Il s’agit d’une situation d’une ampleur et d’une durée jamais vues auparavant dans l’histoire de l’aéronautique. Et c’est précisément la durée qui pose le vrai problème qui nous impacte si durement», confie Arnaud de la Croix, directeur de la communication de Stelia Aerospace.

Une situation qui oblige les constructeurs aéronautiques à redimensionner leur taille. «Les compagnies sont exsangues et toutes redimensionnement à la baisse leur réseau, leur flotte et, in fine, leurs effectifs. Conséquence directe : le besoin en avions neufs est très significativement réduit, tout comme la capacité financière des compagnies aériennes pour en acheter. Et s’ajoutent mécaniquement à cela beaucoup d’avions très récents sur le marché de l’occasion», poursuit Arnaud de la Croix.

Réduction des effectifs au Maroc

Ainsi, les constructeurs internationaux ont dû réorganiser leurs chaînes de valeur ainsi que leurs effectifs afin de s’adapter aux aléas de cette crise, et Stelia Aerospace en fait partie. Selon la même source, «pour faire face à cette crise structurelle et assurer la pérennité de notre entreprise sur le long terme, il nous a fallu mettre en place des mesures d’adaptation et de redimensionnement de nos effectifs dans l’ensemble de la société, sur tous nos sites dans le monde».

Le Maroc est ainsi également concerné par ces mesures de réadaptation. «Au Maroc (et en Tunisie), nous avons été amenés à déployer un plan d’adaptation structurelle en juin dernier, conduisant à une réduction des effectifs combinée à une réduction du temps de travail. Le calendrier et les mesures d’accompagnement ont été établis dans le strict respect des règlementations locales et des concertations qui s’imposent», nous expliquet-on. Malgré ces mesures, les sites industriels au Maroc restent toutefois une plaque tournante importante pour le groupe Stelia Aerospace qui, selon Arnaud de la Croix, forment avec la Tunisie, les sites français et canadiens un seul et même écosystème industriel intégré, cohérent et équilibré.

Ce modèle ne sera pas modifié car il contribue à son succès ainsi qu’à son développement, selon le groupe. Le secteur mal-en-point Le secteur aéronautique subit aujourd’hui une très forte baisse d’activité (estimé à près de 40%), obligeant les constructeurs à tourner à bas régime. Une situation qui risque de se poursuivre jusqu’en 2023, selon les spécialistes (www.fnh.ma). Pour Stelia Aerospace, cela se traduit par une réduction considérable et immédiate de la demande, de l’ordre de -30 à -40%, voire -50% sur les turbopropulseurs et certains bi-couloirs long-courriers.

«La reprise prendra du temps, car il faudra que les barrières internationales de type quarantaine forcée disparaissent et que la confiance revienne. Il faudra aussi que les compagnies aériennes, très affaiblies par la crise, aient de nouveau le besoin et les moyens d’acheter des avions neufs. Le consensus relatif à la reprise fait état d’un scénario optimiste en 2023 et d’un scénario plus probable en 2025».

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