Les prix des carburants ont évolué en sens inverse dans la nuit de dimanche à lundi. Le gasoil 10 ppm augmente de 65 centimes le litre, tandis que l’essence super sans plomb recule de 30 centimes. Un nouvel ajustement qui reflète notamment les tensions persistantes sur le marché international du diesel.
Nouvel ajustement des prix des carburants au Maroc. Depuis dimanche 16 août à 23h50, le litre de gasoil 10 ppm coûte 65 centimes de plus, tandis que celui de l’essence super sans plomb (SSP) baisse de 30 centimes.
Sur la base des niveaux constatés avant cette révision, le gasoil se rapproche désormais de 15 DH le litre, tandis que l’essence revient également autour de ce seuil. Les prix effectivement affichés peuvent toutefois varier légèrement selon les distributeurs, les stations-service et les villes.
Pour un plein de 50 litres, cette hausse représente un surcoût de 32,50 DH pour un véhicule diesel. À l’inverse, la baisse de l’essence permet une économie de 15 DH sur un plein de même capacité.
Cette nouvelle hausse prolonge une séquence de remontée du gasoil observée depuis la mi-juillet. Après avoir baissé début juillet, le prix du diesel avait repris une première fois à la mi-juillet, puis de nouveau au début du mois d’août.
Le diesel plus tendu que l’essence
L’évolution divergente observée ce lundi s’explique notamment par le fait que les prix à la pompe ne suivent pas uniquement celui du baril de pétrole brut. Le Maroc importe des produits pétroliers raffinés et les coûts d’approvisionnement dépendent notamment des cotations internationales propres au gasoil et à l’essence.
Or, ces deux marchés peuvent évoluer différemment. Ces dernières semaines, le diesel a été soumis à des tensions plus importantes sur les marchés internationaux, sur fond de disponibilités réduites et de perturbations affectant certaines capacités de raffinage et les flux d’approvisionnement.
Les prix pratiqués au Maroc intègrent par ailleurs un décalage par rapport aux mouvements quotidiens des marchés. Les distributeurs procèdent généralement à leurs révisions autour du 1er et du 16 de chaque mois, en tenant compte notamment de l’évolution des cotations internationales des produits raffinés au cours de la période précédente.
Il est donc possible de voir le gasoil augmenter alors que l’essence recule, chaque carburant disposant de ses propres conditions d’offre, de demande et de raffinage.
Le contexte pétrolier reste par ailleurs volatil, avec un Brent qui a de nouveau progressé la semaine dernière sous l’effet des tensions persistantes au Moyen-Orient et des inquiétudes entourant les flux d’hydrocarbures.
Depuis la libéralisation des prix des carburants au Maroc fin 2015, les distributeurs fixent librement leurs tarifs. Les prix peuvent ainsi présenter de légers écarts d’un réseau ou d’une région à l’autre, même si leurs évolutions restent largement tributaires des conditions d’approvisionnement sur les marchés internationaux.